Ou l'histoire de la couleur verte ... mortelle ... Le Vert de Scheele (et son dérivé, le Vert de Paris) ou plus chimiquement l’arsénite de cuivre. Je cite:
Sueurs froides et bal mortel
Le problème de ce pigment est sa volatilité. L’arsenic n’est pas chimiquement fixé au tissu : il y est simplement déposé sous forme de poudre. Imaginez une salle de bal bondée en 1860. La chaleur monte. Les femmes transpirent. Sous l’effet de l’humidité et du frottement, la poudre verte se détache des robes. Elle pénètre les pores de la peau et crée un nuage de poussière toxique autour de la danseuse, que ses cavaliers respirent à pleins poumons.
Les journaux médicaux de l’époque, comme le British Medical Journal, commencent à rapporter des cas terrifiants. Des femmes rentrent de soirée avec des nausées violentes, des maux de tête aveuglants et des éruptions cutanées verdâtres sur les épaules. On mettait souvent cela sur le compte d’un corset trop serré ou d’une constitution fragile, alors qu’il s’agissait d’un empoisonnement aigu à l’arsenic. Une analyse d’époque a estimé qu’une seule coiffe de fleurs artificielles contenait assez d’arsenic pour tuer 20 personnes.

Source: sciencepost.fr